Cinquième et dernier volet de la série sur la genèse de Slym. Dans Le virage, on s'était branchés sur les entreprises et le logiciel à valeur partagée était né. Reste une question : n'a-t-on pas trahi l'idée de départ ?
Au commencement, une communauté
On oublie souvent d'où vient Internet. La toute première communauté du réseau, ce sont des scientifiques. Des chercheurs qui ont créé le réseau pour une raison simple et belle : partager leurs documents entre eux. Pas pour vendre, pas pour capter l'attention. Pour mettre en commun.
C'était déjà une entreprise, déjà un outil
Et voilà ce qui est fascinant : c'était déjà du travail. Une organisation qui faisait évoluer un outil, patiemment, version après version. C'est cette ouverture, cette facilité d'usage construite avec méthode, qui a fini par démocratiser Internet et le mettre entre toutes les mains.
Autrement dit, dès l'origine, il y avait une structure qui bâtissait l'outil, et une communauté qui créait de la valeur en l'utilisant. Les deux ensemble. Ça ne vous rappelle rien ?
Renouer avec la promesse
C'est pour ça que notre virage vers l'entreprise n'a rien de cynique. Se brancher sur les entreprises, ce n'est pas s'éloigner de l'esprit du web. C'est y revenir. C'est renouer avec sa promesse originelle : une structure qui fait vivre l'outil, une communauté qui crée de la valeur, et un partage entre les deux.
Boucler la boucle
Voilà le fil rouge de toute cette histoire. Parti d'une frustration, celle du distributeur de tracts qui voit les gens repartir sans rien construire, j'ai cherché pendant des années comment faire pour que les gens créent de la valeur ensemble. La réponse ne consistait pas à réinventer Internet. Elle consistait à lui rendre ce qu'il avait promis dès le premier jour.
C'est ça, Slym. Et cette histoire ne fait que commencer.